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13.10.2006
L’autre censure
La chaîne de télévision privé « Hannibal TV » à du interrompre depuis le 3 octobre, dixième jour du ramadan son émission sociale de 25 munites diffusé à une heure de pointe, après la rupture du jeun, chaque soir entre 20 et 21 heure, sous le titre « Sans préavis » et présenté avec mérite par la jeune présentatrice Farah Amara.
L’idée de l’émission été simple, la présentatrice de l’émission se présentait chaque jours avec son équipe technique chez une famille démunie avec les provisions nécessaires pour préparer un repas d’Iftar et se fait inviter pour passer l’Iftar avec la famille. La préparation du repas, l’Iftar et la soirée son enregistrés et donne une occasion unique à chaque famille de parler de ses conditions et de dévoiler sa véritable situation. Elle donne aussi aux spectateurs l’occasion de pénétrer dans un univers de misère, de nécessité et d’extrême besoin. Une autre façon de faire la télé-réalité ou le décors parle de lui-même et contraste frontalement avec les idées reçues que se fait une majorité de tunisiens qui n’imagine plus un manque effarant d’objet et de moyens de première nécessité qu’on croyait disponibles à tous.
Les propos recueillies dans la spontanéité par cette femme courbée sur son canoun et n’ayant pas d’autre moyens que le charbon pour cuire le repas de ses invité et de cette autre qui ne trouve pas quoi faire avec la viande non utilisé parce qu’elle n’a pas ou le garder ou l’autre qui accueille avec un grand sourire ému la jeune présentatrice en répétant « je croyais qu’il n’y a plus personne qui pense à nous ». Les moments de grande intensité font de chaque propos un témoignage franc d’une réalité qui nous renvoi sans aucune mise en scene ni accommodement un univers perdu de vue de ces oubliés de leur patrie. Emploi précaire et interrompu, chômage et marginalité des enfants, manque de moyens et abondon total face à des nécessités de premier degrés. Toute une vie de précarité et d’instabilité, une vie soufferte que ses auteurs nous dévoile avec le sourire et avec la banalité de la spontanéité de ceux qui la subie en continu.
Des drames sont ainsi dessinés chaque soirée avec le sourire et dans la convivialité que la présentatrice a su imprégner son émission et illuminer avec pour un jour un univers sombre de tous les jours. Certains chroniqueurs de journaux ont refléter par leur propos cette angoisse avec la quelle on sort de chaque émission. Kamel ben Younes écris dans le journal Essabah que l’émission traîne dans la boue l’honneur de familles en exposant publiquement la promiscuité de leurs conditions et cris au scandale pour l’insignifiance du contenu du couffin déplorant que la chaîne n’a pas fait plus grand effort pour les aider. Son collègue Mohamed Guelbi lui répond le lendemain par une satir piquant déplorant qu’il a remarqué ce couffin et ne pas faire attention au couffin de l’autre chaîne servie quotidiennement. Faisant allusion à la propagande de magnificence du pouvoir de la chaîne nationale TV7 qui cachait cette réalité.
C’été trop dire, l’émission à gagner de l’audience et commence à faire parler les gens, les censeurs se sont aussi intéressés et ont ordonné son immédiat arrêt. La jeune présentatrice n’aurait pas compris sur le coup qu’elle été entrain d’assener chaque soir des coups de boutoir au discours d’une dictature qui à fait de la solidarité et du soutiens des personne en besoin son outil préférée pour soigner son image auprès des tunisiens. Quand à Hannibal Tv elle a été puni en ne lui accordant que 26,2% d’audience dans le pays pour le début de Ramadan, « chiffres fort contestés par la chaîne privée qui est persuadée que ses programmes sont regardés par tous les Tunisiens, si l’on se tient aux propos de ses animateurs. » à rapporter le chroniqueur de Webmanagercenter.
Yahyaoui Mokhtar – 07/10/2006
00:40 Publié dans Censure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Censure, Hannibal TV, Farah Ben Amara



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